Véronique , Alexandre et Guillaume Restellini, "La Grappe d'or"

"On s'y attendait, et voilà c'est tombé. Le 14 mars à minuit nous devons fermer le café. La nouvelle se répand vite. La famille, les amis nous appellent pour savoir si nous sommes au courant. Nous sommes samedi soir, les gens sont de sortie et nous devons dire aux clients de partir. Les autorités passent et nous demandent de nous dépêcher pour fermer.

Le lendemain, il faut vider, nettoyer tout le café. On préfère donner que jeter : aux passants, aux salariés... on vit un vrai cauchemar. Pendant le confinement, on en profite pour faire un coup de peinture, qu'on avait prévu mais qu'on a anticipé compte tenu de la fermeture. On se lance dans des travaux, ne pensant pas rouvrir avant le 15 Juin. Puis on nous annonce qu'on peut rouvrir en terrasse le 2 Juin. Les frigos sont vides, les fournisseurs au ralenti, il faut refaire toute la mise en place et nettoyer le café suite aux travaux qu'on a fini de justesse.

On a vraiment eu le sentiment d'avoir un peu, été mal traité par le gouvernement avec ses fermetures et réouvertures annoncées le matin pour le soir. Enfin, on est rouvert, la reprise est mitigée même si nous nous étions préparés à pire. L'été va être compliqué, sans tourisme, les bureaux en vacances...

On a hâte d'être en septembre, en espérant une belle arrière saison, que l'économie reparte et que tout cela ne soit plus qu'un mauvais souvenir."

 

La Grappe d'or 5 Rue des Petits Carreaux 75002 Paris

Partagez