Rencontre avec Alain Marcillac, Président de l'amicale "l'Union Montagnarde", membre du Conseil d'administration et responsable de la communication écrite de la FNAA. Tout cela mais pas que...

1/ Bonjour Alain, présentez-vous en quelques mots?

Je suis né à Paris. Mes parents, Aveyronnais, se sont installés dans la Capitale à l'âge de 20 ans. Ils ont travaillé dans les cafés et brasseries avant de commencer par quelques gérances et s’établir à leur compte dans le 3ème arrondissement de Paris, à proximité de membres de leur famille exploitants de cafés bois et charbons. J'ai donc grandi dans l'univers des bistrots!.

A la suite de quelques années de pensionnat, j'ai poursuivi mes études secondaires vers un diplôme comptable supérieur. J'ai ensuite préparé un diplôme de programmeur en informatique de gestion dans une école technique.

J’ai travaillé quelque temps dans l’établissement familial et poursuivi cette profession dans d'autres entreprises CHR (cafés, hôtels, restaurants). Après cette expérience, j’ai finalement exercé le métier d'analyste programmeur dans différentes sociétés de conseils en informatique pendant quelques années. Après un passage à la Fac de droit, j'ai intégré la Police Nationale en 1984. Après toutes les missions spécifiques de terrain et judiciaires, j’ai terminé ma carrière au grade de Major en septembre 2017, comme responsable d'analyses statistiques et suivi de projets informatiques. Réserviste, j’ai intégré la garde nationale et j’exerce aujourd’hui une activité dans le cadre du traitement et du suivi de données liés aux dispositifs de prévention et de rapprochement Police/Population sur l’ensemble du territoire.

J’ai trois enfants qui sont établis dans différents domaines d’activités professionnelles, fonction publique, fonction territoriale et bancaire. J’ai également trois petits-enfants.

 

2/ Qu’est-ce qui vous a amené à l’amicalisme?

Dès mon plus jeune âge, j'allais au banquet de St Chély d'Aubrac. Mon père était membre du bureau de cette amicale dont Maurice Solignac, son Président. J'ai côtoyé ces rassemblements annuels dans les salons Delbort et Vianey, où à cette époque, 400 à 500 personnes se retrouvaient.

Au décès de mes parents, j’ai conservé la maison familiale de ma mère. J'ai rejoint l'amicale de l’Union Montagnarde. Cela m'a permis de tisser plus facilement les liens avec le Pays et de rencontrer de nouveaux amis, dont certains connaissaient ma famille.

En 2006, j'ai repris la présidence de l'Amicale de l'Union Montagnarde, créée en 1932, qui regroupe les originaires de Soulages-Bonneval, Montpeyroux et Curières. J’ai rejoint la Fédération Nationale des Amicales Aveyronnaises il y a 10 ans. Elu Vice-président en 2017, je suis en charge de la communication des Aveyronnais d'ici et d'Ailleurs.

Simulation vol

3/ Jeune retraité, actif, (depuis quelques temps maintenant) que faites-vous pour occuper vos journées?

Je commencerai par ce titre, «La retraite, une nouvelle vie, une odyssée personnelle et collective» emprunté au magnifique livre d’Anastasia Blanché, Psychanalyste, psychosociologue, enseignante à Paris-VII, comparant le retraité d’aujourd’hui à Ulys, héros mythologique, qui, entreprenant un long voyage dans l’inconnu, va devoir dépasser certains obstacles pour profiter de cette troisième adolescence.

Je consacre mon temps à la randonnée, avec des amis, pour être au contact de cette nature qui nous est si fondamentale, et qu’il faut protéger tel le plateau de l’Aubrac, devenu parc régional dont j'apprécie le calme et la beauté de ses espaces.

J’ai une passion également pour la voile et la simulation aérienne. J’ai piloté un Boeing 737, à bord d'un simulateur, heureusement! avec un instructeur pilote. Un moment exceptionnel et un super cadeau de mes enfants. Je consacre également du temps à l'associatif qui doit être avant tout un plaisir et surtout pas une contrainte. Régulièrement, je vais danser avec le groupe folklorique «La Bourrée Montagnarde» avec la joie de faire découvrir lors de nos déplacements, nos traditions et arts populaires.

Je retourne fréquemment en Aveyron et aussi en Bretagne, région d'origine de ma compagne, pour y pratiquer la voile. C’est aussi, dans le Finistère, que vit mon oncle originaire de l'Aveyron.

4/ Auriez-vous des idées, des pistes pour amener les jeunes à l’amicalisme?

Il faut, avant toute réflexion, observer l'évolution de notre société et bien comprendre que depuis la création de nos amicales il y a plus de 100 ans, les comportements et aspirations des jeunes ont complètement évolué et c'est tant mieux.

Les générations se succèdent laissant place aujourd'hui à celle qui a grandi avec internet, qui est ultra connectée. C’est celle qui a vécu la mondialisation de plein fouet partageant sa culture nationale et son identité de citoyen du monde.

Cette génération, revêt également les surnoms de «Geeks» fans d'informatique, à l’affût des nouveautés et améliorations du numérique. Celle qui fait tout au plus vite et en instantané. C'est également l’avènement du «coworking», espace partagé quelque soit l'endroit de la planète à partir du moment où il y a une connexion internet à la recherche d'un nouveau monde du travail plus agréable et plus partagé.

L'ouverture d'esprit, l'audace, l'adaptabilité aux technologies, l'envie et l'ambition font partie des atouts de ces jeunes. Ils sont hyper connectés, zappeurs, impatients, impulsifs. C’est aussi l’arrivée des mouvements éphémères qui revendiquent tout le mal être de la société, c’est aussi leur force grâce aux réseaux sociaux.

Face à ce chamboulement sociétal, il faut construire sur les fondations de ce qu'était l’amicalisme un nouvel édifice pour rassembler les jeunes, avec leurs idées, tout en conservant les valeurs de notre mouvement basées sur le partage, la solidarité, l’entraide, c'est au travers du mouvement Aveyronnais d'ici et d'Ailleurs que l'on trouvera de nouvelles pistes où chacun doit faire l'effort de s'y engager toutes générations confondues.

 

5/ Un dernier mot ?

Il est nécessaire de tendre la main vers ceux qui perdent pied, de tirer les gens vers le haut, de montrer le chemin à ceux qui ne savent plus où aller. Dire stop à ceux qui cherchent à diviser et s'unir pour construire de nouveaux projets et bien entendu, montrer l’exemple.

 

Merci Alain

 

Mais encore... Portrait chinois :

  • Si vous étiez un style de musique, vous seriez Musique classique
  • Si vous étiez un film, vous seriez Le Docteur Jivago
  • Si vous étiez une fleur, vous seriez Une fleur de montagne
  • Si vous étiez un animal, vous seriez Un Condor des Andes
  • Si vous étiez un objet, vous seriez Une encyclopédie universelle
  • Si vous étiez un pays, vous seriez La France
  • Si vous étiez une personnalité, vous seriez Neil Amstrong
  • Si vous étiez une couleur, vous seriez Bleu glacier
  • Si vous étiez un sport, vous seriez Un art martial
  • Si vous étiez un métier, vous seriez Astronaute

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