Marilise Miquel, avocate amicaliste, fière de ses origines

Marilise a hérité de la culture aveyronnaise et de la culture bretonne. Deux cultures à très forte identité.
Il était donc tout à fait naturel pour elle de s'intéresser à l'amicalisme.

Membre de l'amicale de Millau et membre depuis juin 2017 du Conseil d'administration de la FNAA, rencontre avec une jeune avocate amicaliste, fière de ses origines.

 

- Bonjour Marilise, présentez-vous en quelques mots ?

Je suis née et j’ai grandi à Millau. J’ai été élevée au croisement de la culture aveyronnaise et bretonne puisque la famille de mon père est aveyronnaise et celle de ma mère bretonne, deux régions à forte identité culturelle. Je garde un très bon souvenir de mes années millavoises où je suis restée jusqu’à l’obtention de mon bac. Ma vie était très agréable entre les sorties entre amis et les scouts de France, activité dans laquelle j’étais très engagée. Je suis ensuite partie étudier à Montpellier, puis en Allemagne durant deux années. J’ai fini mon cursus à l’école d’avocats à Paris où j’exerce, depuis, le métier d’avocat. Je suis également investie dans mon amicale, à la fédération et au Cercle K2, lieu d’échanges pluridisciplinaire et international et dont j’assure la direction des opérations.

- Entre un métier prenant et du bénévolat dans une association, que faites-vous pour décompresser ?

J’exerce un métier particulièrement prenant. S’impliquer dans des actions bénévoles est déjà une façon de décompresser en pensant à autre chose. Je ne pense pas non plus qu’il faille constamment s’occuper. Je crois beaucoup à l’importance des moments improductifs comme passer du temps avec des amis, se promener et surtout quitter la région parisienne pour des escapades qui permettent de se reconnecter avec la nature.

- Justement, qu'est-ce qui vous a amené à l'amicalisme ? Qu'est ce que cela vous a apporté ?

J’ai toujours été très attachée à Millau et, plus généralement, à l’Aveyron. Je pense qu’il est très important de savoir d’où l’on vient et de conserver ses racines, non pour se refermer mais au contraire pour partager. Connaître son histoire et la culture du territoire qui vous a vu naître participe à notre capacité à dialoguer avec les autres. Je constate souvent que les personnes que je rencontre à Paris, qui viennent de tous horizons, sont souvent intéressées lorsque je leur parle de l’Aveyron, de ses constructions exceptionnelles, comme le Viaduc de Millau, des gantiers millavois comme la maison Fabre mais aussi du site archéologique de la Graufesenque. C’est la raison pour laquelle, lorsque je suis arrivée à Paris, il était pour moi naturel de rester en contact avec l’Aveyron. J’ai ainsi eu la chance de pouvoir passer trois belles années à l’Oustal. J’ai conscience que, si ce projet a vu le jour, c’est grâce à l’engagement de certains aveyronnais qui ont donné de leur temps et leur énergie pour les plus « jeunes ». Nous avons eu la chance de pouvoir compter sur l’engagement fidèle de certains comme Gérard Paloc. Il est important de donner lorsque l’on a reçu. J’ai donc souhaité participer à mon tour pour continuer cette transmission en m’engageant d’abord dans mon amicale, puis à la fédération, ce qui me permet aussi de garder un lien avec l’Aveyron.

- Auriez-vous des idées, des pistes pour amener les jeunes à l'amicalisme ?

C’est un sujet qui est étudié à la fédération et je crois que des projets sont en cours... Le dialogue intergénérationnel est l’une des priorités. Je pense que le plus important est de donner du sens à nos actions. Les jeunes attendent cela. Ils sont en attente de transmission de savoirs et d’accompagnement. Il faut simplement ne pas les juger et accepter qu’ils ont sur de nombreux points des compétences, souvent techniques, complémentaires avec celles des plus anciens. Nous avons de la chance à Millau car notre amicale a su renouveler son bureau avec le souhait qu’il y ait de nombreux jeunes, ce qui a permis de mettre en place de nouvelles actions comme les rencontres économiques organisées avec la fédération et qui nous permettent de fédérer de plus en plus de jeunes. Il est nécessaire qu’il y ait des activités pour tous les goûts et tous les horaires, des quines mais aussi des afterworks par exemple.

- Un dernier mot pour l'Amicale de Millau ?

La force réside dans l’union !

 

Mais encore...

Portrait chinois :

- Si vous étiez un style de musique, vous seriez du jazz
- Si vous étiez un film, vous seriez « Gladiateur »
- Si vous étiez une fleur, vous seriez un hortensia
- Si vous étiez un animal, vous seriez un chat
- Si vous étiez un objet, vous seriez un livre
- Si vous étiez un pays, vous seriez la France
- Si vous étiez une personnalité, vous seriez Marie Curie
- Si vous étiez une couleur, vous seriez le rose
- Si vous étiez un métier, vous seriez avocat

Partagez