Au revoir Bernard Agret

Comment parler de Bernard alors qu’il ne parlait jamais de lui, mais avait le souci des autres.

Après une rude carrière de bougnat à Paris, ses parents rentrent à Pomayrols pour une deuxième vie.

Si ses deux frères naissent à Paris, c’est à Pomayrols que Bernard voit le jour en janvier 1936.

Tu fréquentes l’école primaire avant de rentrer à 10 ans au petit séminaire de Chanac.

Très tôt, tu t’orientes vers le service pour ton prochain. Un petit souci de santé te fermera la porte des pompiers de Paris

En 1957, tu devances l’appel sous les drapeaux et tu rejoins le 5ème Régiment du Génie, pour servir ton Pays jusqu’en 1962.

Revenu à la vie civile, ton amour des autres, ton sens du contact et ta gentillesse assureront ta réussite au service commercial de Olivetti.

Dès ton arrivée dans la capitale, tu fréquentes l’Amicalisme. En 1970, tu prends la présidence de l’Amicale de ton cher village de Pomayrols, laissée en sommeil depuis le départ de ton oncle Emile Agret.

Pendant plus de 20 ans, membre du Conseil d’Administration de la Fédération des Amicales Aveyronnaises, tu t’investis avec un grand dévouement à la Commission Culturelle aux côtés de Jacques Crépin Girbelle. Que de beaux souvenirs lors des conférences dans la crypte de Ste Odile et dans les Salons de l’Aveyron.

Tu es aussi le premier responsable des Farfadets chargé de l’animation des rencontres des aînés et de l’organisation de la permanence des bénévoles au téléphone de la Fédération.

Présent au Marché de Pays de l’Aveyron à Paris, que tu animes en costume folklorique ou en chasseur, tu es la joie de vivre, la joie du bien vivre, avec un mot gentil pour tous et ton chaleureux sourire souligné par ta magnifique moustache. Nous avons coutume de dire que là où tu es la morosité disparait.

A la grande manifestation des 100 ans de la Ligue Auvergnate et du Massif Central, en costume folklorique, tu es le porte-drapeau de la délégation aveyronnaise, dans les rues de Paris.

Animateur infatigable des rencontres de la CCAP, malgré quelques soucis liés à l’âge et à la maladie, tu as toujours su faire passer le message de l’entraide, de la convivialité, de la générosité et de l’amour de notre Aveyron, le message de notre Amicalisme.

Adieu et merci Bernard.

La Fédération des Aveyronnais d’Ici et d’Ailleurs.

Partagez