Pourquoi ce voyage ?

Nous sommes en décembre et cela fait un mois que Julien est abonné à l’ancien Vélib. Chez des amis, il me demande de partir avec lui en Aveyron en août cette année et tant qu’à faire d’y aller à vélo. Je le regarde attentivement et je lui dis « OUI », en souvenir de notre périple VTT il y a douze ans dans la Drôme.

Nous préparons le voyage à faire en dix jours, pour ne pas rater les tripoux du marché aux bestiaux le mardi à Laissac. En faisant Paris – Tours en train, cela nous donne : Tours, Descartes, Le Blanc, Argenton-sur-Creuse, Montluçon, Vichy, Brassac-les-Mines, Massiac, Saint-Flour, Aleuze, Lavastrie, Chaudes-Aigues, Lacalm, Sainte-Geneviève-sur-Argence, Montpeyroux, Espalion et Laissac, pour une moyenne de 80 km par jour. Pour cela, nous nous sommes aidés du site de l’association AF3V (af3v.org) et de Google Maps.

Les premiers jours n’ont pas été si difficiles que cela mais il a fallu que nos corps s’habituent et prennent le rythme du vélo. Si bien que, au 3e jour, nous avons raccourci le trajet car Julien n’en pouvait plus et que, au 4e jour, c’est moi qu’il a fallu traîner toute la matinée ! Nous étions « roots » mais pas trop car nous avons eu une bonne alternance restaurants/sandwich et camping tout équipé ou non. Le camping qui nous a le plus marqués était celui de l’Oasis du Berry : le patron au top (il est aux petits soins en débordant d’énergie du matin au soir…tard) et c’est un camping familial avec des animations. Pendant ces quatre premiers jours jusqu’à Vichy, nous avons roulé tantôt sur des anciennes voies ferrées (ombragées), tantôt sur des petites routes départementales, tantôt le long du canal de Berry et de l’Allier. Ensuite, nous avons poursuivi sur l’Allier jusqu’à Brassac-les-Mines, où nous avons bifurqué pour longer la très belle vallée de l’Allagnon. A Massiac, nous nous sommes reposés et avons repris des forces avec une truffade (puisque nous étions dans le Cantal) ! Au 7e jour, nous avons attaqué la grande montée vers le col de la Fageolle, à 1114 mètres d’altitude. Nous n’étions pas peu fiers d’y être, avant de redescendre sans effort à Saint-Flour pour casser la croûte et se protéger de la canicule.

Nous sommes repartis après une looooongue pause déjeuner vers le camping du Belvédère, en passant par une route à flan de collines. Magnifique et presque sans effort (on omettra la « petite descente et remontée » d’un affluent de la Truyère au niveau d’Alleuze). Chaudes-Aigues le lendemain, pour se brûler les mains sous la fontaine de la ville (l’eau y sort à 82°C), puis Lacalm, où nous sommes annoncés au village en fête. Pause retrouvailles avec les amis ! Nous sommes repartis ensuite pour Sainte-Geneviève-sur-Argence afin d’y dormir chez l’habitant (un ami aussi). Détente piscine et apéro : nous étions sur la fin du voyage, nous pouvons lâcher prise. Dernier jour de pédalage : grosse étape de montée à prévoir à l’arrivée mais c’est sans doute la pause déjeuner qui a été la plus fatigante (merci Mathieu !). Nous avons descendu sur 10 km vers la vallée d’Espalion, tout en sachant qu’il faudrait presque tout remonter une fois le Lot traversé. Joker : nous avons utilisé l’ancienne voie ferrée aménagée en voie verte pour monter en pente douce (3%) sans voiture pendant 15 km direction Laissac, fin de la première partie du voyage pour nous deux vers 20 heures, l’heure de l’apéro.

Bilan du trajet : 780 km pour 7000 m de dénivelé positif, des très beaux paysages changeants tous les jours, des gens sur le trajet toujours sympa et une super expérience avec mon meilleur pote !

 

 

François Pontvianne

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